Nous étions tous abasourdis d'apprendre avec tristesse en octobre dernier que le Chœur de l’ONPL (Orchestre National des Pays de la Loire) allait s’arrêter le 30 juin 2026. Un phare, un monument, un idéal du chant choral dans le paysage de la ville de Nantes et de la région Pays de Loire ! De si beaux aboutissements, menés avec des moyens, de l’engagement, de la passion ! Et un tel niveau d’excellence atteint ! Nous nous sentons proches de ce choeur et de son public - dont nous faisons souvent partie. Certes, le contexte économique régional dans le domaine de la culture est de plus en plus contraint. Jusqu’à quelles conséquences ?
Mais à l'instar de notre propre histoire, vient de naître hier 30 juin 2026, le même jour que celui de la dissolution du chœur de l'ONPL, le Chœur des Pays de la Loire, en association autonome (voir article de presse) ! Il réunit donc des choristes amateurs de haut niveau autour d'un projet simple : continuer à chanter les grandes œuvres du répertoire vocal et perpétuer le son, la cohésion et l'exigence musicale développés au fil des années.

Et oui, l’histoire se répète : car le chœur Anne de Bretagne est lui-même issu de l’ancêtre de l’ONPL, l’orchestre philharmonique des Pays de la Loire (OPPL) qui avait aussi remercié son chœur dans le contexte de l’époque, en 1994. Les « anciens choristes » de l’OPPL ont alors créé un chœur qui a ensuite changé de nom pour devenir le chœur Anne de Bretagne en 2000. Cette formation (OPPL) avait été créée au début des années 1970 à l'initiative de Marcel Landowski, directeur de la musique au ministère de la Culture. Cela résultait du regroupement de l'orchestre de l'opéra de Nantes et de l'orchestre de la Société des concerts populaires d'Angers. L'Orchestre Philharmonique des Pays de la Loire a donné ses premiers concerts en septembre 1971 sous la direction de Pierre Dervaux. Depuis son origine, cet orchestre présente la particularité d'avoir son siège dans deux villes, avec sa centaine de musiciens répartis pour moitié à Angers et pour moitié à Nantes.
Ainsi, 30 ans après, c'est l'espoir qui a succédé au désespoir : ce qui est détricoté un jour sera certainement reconstruit plus tard. Et les futurs anciens choristes de l’ONPL ne se sont pas arrêtés de chanter pour autant, ils se reformés comme espéré en un nouveau chœur !
















